Safe
Connexion
Articles Forums Produits gratuits
×
En ligne :    Utilisateurs
Informations sur la sécurité

Never Alone (Kisima Ingitchuna)

Auteur : Spy
Publié le 11/01/2017, Édité le 12/01/2017
Catégorie : Critiques et essais

Produit associé Never Alone (Kisima Ingitchuna)

Note moyenne : 3.5/5 (Très bien)


« Never Alone est un jeu de plateformes atmosphérique développé en collaboration avec les Iñupiats, un peuple originaire d'Alaska, tiré d'un conte traditionnel transmis de génération en génération. » nous annonce le descriptif du jeu. Intéressant me dis-je, mais hélas pas autant que je l’espérais…

 

Car, faire une critique de Never Alone, c’est un peu déprimant, mais pas seulement parce que le jeu est triste. Non, c'est parce que bien que le concept du jeu soit génial, un jeu de plateformes plongé dans la culture et le folklore des gens autochtones d'Alaska, les Iñupiats, le jeu en lui-même nous laisse sur notre faim.

 

Commençons par le positif : ce qui est super dans Never Alone, c’est le déblocage au fil de l’histoire de ces petites vidéos comprenant des entrevues avec des aînés Iñupiats ainsi que de belles images des emplacements que vous visitez. On voit tout de suite le grand respect qui a été accordé à la culture Iñupiats et leur traduction dans l’atmosphère du jeu. Ces vidéos, déverrouillées lorsque vous progressez dans le jeu je le rappelle, permettent de donner un contexte culturel au niveau que vous allez jouer. Never Alone montre ainsi un désir sincère et honnête afin que vous puissiez apprendre à connaître ces gens, leur manière de vivre…Enfin, c’est ainsi que je l’ai ressenti.

un peu de culture bien appréciable...

Dans ce jeu, vous contrôlerez d’abord une jeune fille qui doit traverser le désert d'Alaska pour trouver la source d'un blizzard particulièrement puissant. Tous les standards du jeu de plateforme sont présents, à savoir : courir, sauter, pousser des boîtes pour sauter aux rebords supérieurs, et enfin utiliser une arme, une bola, pour briser la glace qui bloque votre avancée.

Attention, Cette simplicité n'est pas ce qui rend Never Alone un jeu pauvre, car même dans ce cadre familier, les mouvements sont lents et lourds, et pour un jeu dans lequel vous passez tout votre temps à travers la glace, cela a du sens. Par contre, cela entraîne un léger sentiment de frustration lors des séquences de poursuites ou des casse-têtes de plateformes qui nécessitent un timing précis que les contrôles ne permettent tout simplement pas.

Cours mais cours...

Courir enfin essayer...

En plus de cela, le blizzard est un élément bien présent dans le jeu. Dans certains niveaux, de fortes rafales de vent glacé soufflent à travers l'écran à des intervalles apparemment aléatoires, vous obligeant à vous abaisser contre le sol afin d’éviter d'être projeté en arrière. Le problème ici est qu'il est incroyablement difficile de discerner quand une rafale est sur le point de souffler. Vous vous trouvez fréquemment à mi-chemin d'un saut lorsque le blizzard commence à souffler, vous envoyant valser vers l’arrière entrainant ainsi la mort du personnage.  Et cela est encore plus frustrant, quand vous devez utiliser ce même blizzard pour faire un saut long pour atteindre une autre plateforme. Il est possible que les développeurs aient voulus que ce temps évoque la dureté de la nature sauvage de l'Alaska mais bon, à la 5eme tentative de saut, cela devient lassant.

Je ne m'enfuis pas, je vole...

Le manque de précision est plus évident avec le personnage du renard arctique. A noter qu’un deuxième joueur peut prendre le contrôle du renard et ainsi aider la jeune fille à résoudre des énigmes de plate-forme qui s’avèrent légèrement plus compliquées quand on est seul. Bien que cela reste vraiment jouable en solo, c’est toujours mieux à 2.

jeu à 2

eh copine ! tu veux bien jouer avec moi ?

En solo donc, On peut facilement basculer entre le contrôle de la fille et celui du renard. Le problème ici est que, lorsque l'autre personnage n'est pas contrôlé, l’intelligence artificielle prend le relais et essaie de suivre l'autre personnage en faisant sa propre course, utilisant son propre chemin et ce n’est en général pas glorieux. Par exemple, Le renard peut faire apparaitre des plateformes qui n'existent que lorsqu'il est proche d'elles. Mais si, pour une quelconque raison, et il y en a plein en fait, le renard s'éloigne, les plateformes disparaissent entrainant ainsi la chute de la fille … Rageant non ?

Elle est où l'échelle... Elle est où ?

Reste que, malgré cela, je me suis laissé entraîner dans ce conte Iñupiats, qui, il faut le préciser, n’a que 5 heures de durée de vie en comptant le visionnage des vidéos… ce qui est peu quand on regarde son prix (14€99). Attentez donc les remises et autres soldes si vous voulez l’achetez et découvrir les immenses étendues arctiques…

Résumé de la critique

Design/Graphisme4/5

La qualité du travail est indéniable. on a vraiment l'impression d'être en Alaska et on a quand même une bonne variété dans les lieux visités.

Gameplay3/5

Des manques de précisions lors de l'utilisation mais n'est-ce pas un choix délibéré des développeurs ?

Attentez-vous à pester devant votre écran lors de passages un peu plus délicat...

Histoire5/5

J'ai adoré le concept et l'histoire...

Longévité2/5

Cher pour 5 heures de jeu au maximum et ce, en incluant les vidéos qui sont sympas mais finalement assez courtes.

Attendez les soldes pour l'avoir à un bon prix...

Note moyenne 3.5/5 : Très bien

Plus de liens : Boutique Steam - Démo