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Le jeu-vidéo et le cinéma : un désaccord sans fin ?

Auteur : Virgile 🦖
Publié le 07/03/2018, Édité le 07/03/2018
Catégorie : Éditoriaux, opinions et autres

Produit associé The Witcher 3: Wild Hunt


A l'annonce de la finalisation de script du teaser de The Witcher, qui est en passe de devenir une production Netflix, il est bien évidemment temps de revenir sur cette distinction compliquée.
 
 
 
 
Dans le cas de The Witcher, c'est encore plus compliqué : le géant Netflix s'attaque tout d'abord à un bouquin Polonais mondialement connu, mais aussi un jeu qui est bien plus récent, mais encore plus célèbre que son ancêtre. Sachant que ce projet de série, d'après la réalisatrice, serait basé tout autant sur le roman, que le jeu-vidéo.
 
Malheureusement, l'adaptation cinématographique basé sur le jeu-vidéo en général a toujours été assez compliqué. Pour expliquer cela grossièrement, soit c'est un navet de série Z, soit tout au contraire, c'est un blockbuster Hollywoodien sans âme. Parlons des deux variables.
 
 
 
Le grand boss du navet, c'est bien Uwe Boll, vous avez probablement déjà entendu le nom de cet Allemand particulier si vous vous documentez sur les films. C'est un peu le Ed Wood du 21e siècle : un réalisateur passionné bien que totalement incompétent. Il s'est consacré à la réalisation de nombreux navets, en réalisant des films sur des jeux-vidéos. Ainsi, la firme Ubisoft ne se vente pas vraiment du navrant film consacré à Far Cry Warrior. Je ne dis pas que le film est mauvais, mais il est aussi intéressant que les memes sur John Cena.
 
Les navets se sont succédés : POSTAL ( si, si ), Alone in the Dark, et le tragique House of the Dead qui est probablement l'un des films les plus mauvais de tous les temps. Plus récemment, sa fiche Allociné indique qu'il est en train de travailler sur la réalisation du film " Le saboteur ", qui n'est pas sans rappeler un autre jeu de Ubisoft, présentant le récit de résistants s'attaquant aux monuments en pleine période d'occupation. Honnêtement, le pire est à craindre. Il faut néanmoins préciser que, le cinéaste ayant pris sa retraite depuis 2 ans, ce film est potentiellement annulé ( ouf ! ). Pour finir la parenthèse sur Uwe, tous ses films ne sont pas forcément mauvais : Assault on Wall-street et Sniper Rampage avec leur critique du capitalisme impérial ont un scénario intéressant avec une réalisation plutôt correcte.
 
Un autre grand risque de se fixer comme devoir de réaliser l'adaptation d'un jeu-vidéo, c'est bien la préoccupation de produire un film qui, ne va ni trouver son public, ni trouver personne d'ailleurs. Square a consacré un film à Final Fantasy en 2001, et avec plus de 100 millions de $ de déficit, la firme a été contrainte de fusionner avec " Enix " pour finalement se renommer " Square Enix ". C'est l'un des plus grands bides cinématographique de l'histoire du cinéma.
 
 
 The Witcher en 2001 : on était bien loin de penser à un jeu à succès.
 
Et enfin, quand un film est trop " Hollywood ", ça n'est pas bon non plus, puisque ... c'est terriblement inintéressant. Le premier exemple auquel nous pensons tous est bien évidemment le film consacré à Assassin's Creed qui était ... un blockbuster. Inutile d'en préciser plus et de vous influencer, c'est à vous de le visionner pour vous forger un avis.
 
Une porte de sortie possible avec la patte de Netflix ? C'est effectivement possible. Déjà, il faut rappeler que c'est un projet de série, donc bien plus ambitieux et bien plus soigné qu'un film qui pourrait faire beaucoup d'impasses. The Witcher a déjà fait l'object d'une adaptation pour la télévision Polonaise, elle est même intéressante et plutôt bien réalisée, même si les avis divergent.
 
De plus, Netflix est une firme qui a prouvé en quoi elle pouvait accorder des grandes libertés aux créateurs. Dans une société ou les réalisateurs retouchent les scénarios afin de respecter les limites d'ages et remplir les places de la salle de cinéma, c'est une attitude qui a son importance. Cependant, il est totalement impossible de fixer une date, mais on ne risque pas de voir la couleur de ce projet avant un minimum d'une année, et en considérant que le pilote passe le test.
 
Des suggestions fusent pour le casting : il est vrai que la française Eva Green ressemble tellement à Yennefer que l'on pourrait penser que les développeurs se sont inspiré d'elle. Cependant, très peu de chance que ce soit elle, et le suspens risque de demeurer, puisque Netflix aime bien sortir des séries sans promo et à la surprise générale.

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